Des tableaux de Calder en 3D

Kevin Holmes 31 janvier

Il y a sans doute des différences essentielles entre l’art numériques et les mediums plus traditionnels comme la peinture, peut-être même une béance, mais toutes ces disciplines artistiques sont autant de moyens d’expression d’une même aspiration au beau qui caractérise l’humanité depuis environ 30 000 ans. Il est peut-être temps d’arrêter de distinguer art numérique et arts traditionnels, et de les penser ensemble dans le continuum de l’art contemporain. Une tradition d’avant-garde ancrée dans le XXe siècle et qui a vu défiler des mouvements comme Fluxus, Dada et le Constructivisme, et des disciplines comme la performance, le cinéma, la photographie et l’art vidéo.

Il semblerait en fait que l’essentiel de cette distinction entre arts numérique et traditionnel repose sur les qualités formelles et outils de créations, que ne sont que des manifestations contingentes d’un progrès technique et technologique constant (la peinture et les pinceaux ne sont, formellement, que des outils techniques). Aussi, c’est intéressant d’avoir ces questions à l’esprit en regardant Shkelzen Kernaja animer les tableaux d’AC dans sa vidéo Calder’s Paintings in 3D, montée sur « An Eagle Has The Right To Children » de Boards of Canada.

Calder était un sculpteur et peintre américain qui a inventé les sculptures mobiles avec ses œuvres cinétiques abstraites et flottantes faites de fils et de métal. Ces sculptures mobiles, contraintes au mouvement, sont une source d’inspiration évidente des animateurs vidéo d’aujourd’hui, mais Kernaja a lui choisi d’animer les œuvres statiques de Calder, ses tableaux. Kernaja démontre ainsi que peinture et animation numérique peuvent se combiner et établir un dialogue.

Kernaja ne fournit pas la liste des peintures dont s’est servi, mais rien ne résite à une recherche Google Image :

Commentaires pour

blog comments powered by Disqus