En 3012, Londres pourrait se trouver sous 28 mètres d'eau
Paternoster Square photographié par Julian Andrews.
Si vous flânez à Londres et que vous vous retrouvez devant des halos bleus accrochés aux monuments les plus connus qui leur donnent une aura éthérée, ne vous alarmez pas trop. C’est seulement un nouveau projet artistique de Michael Pinsky, Plunge. Celui-ci a attaché des LED à faible éclairage sur la colonne de Paternoster Square non loin de la cathédrale Saint Paul, mais aussi sur la colonne du Duke of York au parc Saint James et sur le pilier de Seven Dials près de Covent Garden.
Tous les anneaux sont situés à 28 mètres de haut pour marquer l’endroit ou le niveau de la mer pourrait se trouver dans 1000 ans, montrant a quel point Londres pourrait être submergée par une Tamise hors de contrôle. L’arc visible sur cette carte-, créeé par la position des trois monuments est une extension de la courbe de la Tamise. On réalise ainsi qu’elle pourrait engloutir une partie de la capitale Anglaise.

Duke of York column photographiée par Kristian Buus.
Mais avant que vous ne vous fassiez du soucis pour les futurs Londoniens dont la ville ne serait qu’un “aquasplah” historique—ou pire encore, leur possible sauveur incarné par un Kevin Costner à branchies— rassurez vous en sachant que c’est le pire des scénarios. Ces lumières bleues ne sont là que pour rappeler les changements irréversibles que nous pourrions provoquer sur notre belle planète.
On peut lire sur le site de l’artiste:
J’ai grandi près d’un réservoir, en Écosse. Lors d’étés particulièrement chauds, quand l’eau devenait rare, le niveau du réservoir baissait et laissait apparaître le clocher d’une église, le point le plus élevé d’un village qui avait été submergé pour un apport sécurisé en eau. Cette vision de la tour engloutie ne m’a pas quittée depuis lors. Si nous ne faisons rien pour contrer nos effets sur le climat et les changements que ça entrainera, cela deviendra une image banale des tours et monuments de Londres encerclés par une Tamise infinie.

Seven Dials photographié par Julian Andrews.
Ce n’est pas le premier artiste à s’attaquer au scénario de l’inondation catastrophique induite par le changement climatique. L’année dernière, Eric Corriel nous a tous fait flipper avec Water Will Be Here, Brooklyn (en dessous), une installation vidéo qui montrait ce à quoi New York City ressemblerait si l’East River débordait dans ses rues.
Plunge restera installé jusqu’au 4 mars.





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