Le robot-peintre
L’artiste cybernétique est un fantasme récurrent dans la culture de science-fiction. Tout comme les robots intelligents, le robot-peintre serait doué d’une intelligence artificielle proche de celle des humains, capable de faire preuve de sensibilité artistique. En quelque sorte, l’incarnation du fantasme de l’androïde more human than human comme l’expliquait si bien Eldon Tyrrell dans Blade Runner.
Benjamin Grosser, artiste visuel et compositeur américain, tente de toucher du doigt cet idéal avec sa Interactive Robotic Painting Machine. Il a créé de toutes pièces une machine, certes non-anthropomorphique, mais capable de peindre des toiles de manière autonome, à l’aide d’un pinceau rattaché à un bras mécanique et de toute une série d’algorithmes. Caméras et micros sont aussi placés sur la “tête peignante”, permettant d’observer de près ce que fait l’engin. La machine s’adapte aussi au commentaires du spectateur grâce à un microphone relié à l’unité centrale qui capte le bruit ambiant et les commentaires de ceux qui l’observent. Celle-ci transforme ainsi son travail au fil des fluctuations sonores, pour créer une œuvre unique à chaque fois.

Le projet est toujours en cours de développement, et Grosser a récemment mis en ligne une vidéo (ci-dessous) montrant une collaboration entre la machine et un violoniste. Selon ses mots, le violoniste s’inspire du travail de la machine pour jouer de la musique, tandis que la machine capte les sons du violons pour créer une composition directement structurée par ces flux audiovisuels.
via [prosthetic knowledge]




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